Une enquête Ifop pour L'Opinion et Sud Radio, publiée récemment, révèle que la liste d'union de la gauche menée par Emmanuel Grégoire, excluant La France Insoumise (LFI), détiendrait une légère avance au premier tour des municipales à Paris. Selon ce sondage, les Socialistes, Écologistes, Communistes et anciens Insoumis rassemblés derrière Grégoire atteindraient 30% des intentions de vote, en recul de trois points par rapport à l'enquête précédente de novembre.
Emmanuel Grégoire a déclaré sur X : "Je représente la seule liste capable de battre Rachida Dati et ses alliés d'extrême droite". La candidate des Républicains, en l'occurrence Rachida Dati, arrive en seconde position avec 28%, affichant une progression de deux points, et se réjouit de sa dynamique croissante.
Cela dit, l'écart entre Grégoire et Dati reste ténu, à l'intérieur de la marge d'erreur, précise l'Ifop. Pierre-Yves Bournazel, candidat d'Horizons soutenu par Renaissance, suit avec 16%, augmentant ainsi ses chances de rassembler un électorat plus large.
En revanche, Sophia Chikirou, candidate de LFI, est à 10%, représentant un seuil critique pour se qualifier au second tour, connaissant une baisse de deux points. À la droite extrême, Sarah Knafo pour le parti d'Éric Zemmour, Reconquête, et Thierry Mariani du RN recueilleraient respectivement 8% et 7% des votes.
Ce sondage a été réalisé en ligne entre le 5 et 9 janvier auprès d’un échantillon de 983 personnes inscrites sur les listes électorales parisiennes, attestant d’un vif intérêt et tension à l’approche du scrutin prévu les 15 et 22 mars. Les spécialistes de la politique locale estiment que la coopération entre les différentes formations de gauche pourrait être déterminante pour tirer profit de cette dynamique, tandis que la stratégie de campagne de Dati pourrait influencer les résultats selon les journaux comme Le Monde.







