La députée de Génération Écologie, Delphine Batho, a pris l'initiative, le vendredi 3 juillet, de saisir la Répression des fraudes suite aux scènes de bousculades survenues dans plusieurs magasins Lidl, lors de la mise en vente de 200 000 climatiseurs et ventilateurs. Ces tensions, apparemment orchestrées, ont suscité de vives inquiétudes parmi les consommateurs, et l'élue accuse l'enseigne de publicité mensongère.
Comme rapporté par RTL, l'annonce de la vente, qui a eu lieu le jeudi, a causé des scènes de chaos, les clients se bousculant pour acquérir les produits. Delphine Batho a fermement dénoncé le groupe de grande distribution pour avoir, selon elle, "organisé intentionnellement" ces tensions. Elle accuse Lidl d'avoir mis en avant un climatiseur mobile à 179 euros comme une promotion, alors qu'il avait été vendu à un prix inférieur dans le passé.
Lors d'une interview pour RTL Soir, Anouck Paumard, directrice des affaires commerciales chez Lidl, a rejeté les accusations de l'élue. Elle a précisé : "La communication n'était pas différente de celle des autres produits. Les climatiseurs ont toujours été annoncés parmi d'autres articles dans notre prospectus." De plus, l'enseigne a assuré que la canicule n'avait en rien modifié sa stratégie de vente, ces équipements ayant été précommandés un an à l'avance.
Dans un communiqué à l'AFP, Lidl a aussi défendu ses pratiques commerciales, affirmant que ses équipements étaient vendus à des prix normaux et qu'aucune promotion exceptionnelle n'avait été appliquée. Toutefois, le catalogue mentionnait une remise de "20%" sur certains appareils, ce qui a ajouté à la confusion.
Une communication équivoque sur les réseaux sociaux
Delphine Batho a également critiqué Lidl pour sa gestion des réseaux sociaux avant le lancement de la vente. L'enseigne avait réagi à un commentaire d'un internaute, utilisant une image emblématique de Game of Thrones pour illustrer un potentiel conflit lors de la vente. Cette publication, qui a depuis été supprimée, a été qualifiée par la direction de "mal interprétable" et a suscité des questionnements sur l'image que Lidl souhaite projeter.







