Quatre députés affiliés au Rassemblement national rapportent avoir été privés de leurs comptes bancaires, une décision inattendue après leur élection.
Le coût de la notoriété politique ? Ces élus estiment que leur statut de "personnes politiquement exposées" a joué un rôle dans cette situation inédite. Selon France Inter, ce 3 juillet dernier, Stéphane Rambaud (Var), Jean-Philippe Tanguy (Somme), Franck Allisio (Bouches-du-Rhône) et Thomas Ménagé (Loiret) ont été informés par leur banque qu'ils n'étaient plus les bienvenus.
Ces députés, fraîchement élus, ont reçu des lettres informs des fermetures imminentes de leurs comptes. "La banque a indiqué qu'elle ne souhaitait plus maintenir nos relations commerciales" a exprimé Thomas Ménagé, un message que Franck Allisio a reçu également, alors qu’il était client fidèle depuis 18 ans.
Une décision discutable ?
Les concernés ignorent les raisons précises de ces fermetures. Ils soupçonnent qu’un préjugé lié à leur affiliation politique est à l'origine de cette décision. La Banque de France stipule que les élus à l'Assemblée nationale sont classés comme "personnes politiquement exposées", ce qui entraîne un examen plus rigoureux par les banques en raison des risques accrus de blanchiment d'argent.
Cette situation soulève des questions sur la responsabilité des institutions financières et leur attitude envers les élus d'un parti particulièrement controversé. L'opinion publique attend des réponses et une normalisation du traitement réservé à ces représentants du peuple, quel que soit leur camp politique.







