Les PFAS, surnommés les polluants éternels, contaminent notre environnement et l’eau du robinet. Leur omniprésence soulève de sérieuses préoccupations sanitaires, alerte Xavier Coumoul, toxicologue, le 3 juillet 2026.
D’après le toxicologue et professeur à l’Université Paris Cité, « l’exposition aux PFAS peut avoir des conséquences irréversibles assez graves ». Pour lui, le meilleur moyen de « dépolluer » son organisme est de réduire son exposition.
Des habitants des régions de Meuse et des Ardennes, exposés depuis des années via l’eau contaminée, réclament des tests diagnostics. Les populations en Centre-Ouest sont également touchées, notamment dans le cadre de discussions sur le traitement de l’eau potable. Des analyses de 2025 ont révélé des niveaux de PFAS excédant les normes à Buxerolles, tandis que des données de Tours en 2024 signalent la présence de plusieurs polluants dans l’eau du robinet.
Quels impacts pour la santé d'une exposition prolongée aux PFAS ?
Les conséquences peuvent être sérieuses, incluant des « effets cancérigènes ou perturbations du métabolisme lipidique », ainsi qu’un affaiblissement du « système immunitaire » qui pourrait, à terme, accroître le risque de cancer.
De plus, « des recherches montrent que les PFAS peuvent avoir des impacts sur la fertilité et agir comme des perturbateurs endocriniens, notamment chez les femmes enceintes, entraînant un poids de naissance moindre ». Ce risque peut également se transmettre aux générations futures.
Selon Coumoul, « l’exposition aux PFAS peut entraîner des conséquences graves, mais identifier le polluant spécifique responsable des effets observés est complexe ».
Comment éliminer ces polluants de notre organisme ?
« La clé réside dans la réduction de l’exposition. Actuellement, il n’existe pas de méthode simple pour dépolluer totalement l’organisme. La persistance de ces substances dans le corps, combinée à des réexpositions fréquentes, rend leur élimination d'autant plus difficile », conclut-il.
« La problématique des PFAS est particulièrement complexe, car il en existe des milliers et ils nous exposent par divers biais : aliments, air, peau, mais aussi à travers les cosmétiques et certains textiles », ajoute le toxicologue.
« Ces substances sont désormais intégrées dans plusieurs études épidémiologiques, visant à établir un lien entre leur exposition et diverses pathologies ».
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