Le 27 juin, la République démocratique du Congo a triomphé face à l'Ouzbékistan (3-1), s'assurant ainsi une place historique pour le Mondial 2026. Ce succès a été célébré avec une grande ferveur, même au sein des camps de réfugiés, offrant un peu de répit à un pays ravagé par des conflits incessants.
Neuf des dix équipes africaines présentes à la Coupe du monde 2026 ont réussi à se qualifier, mais la victoire de la RDC, grâce à sa performance face à l'Ouzbékistan et un match nul contre le Portugal (1-1), a marqué un tournant significatif. Les Congolais, souvent écrasés par les violences de la guerre, ont trouvé un motif de célébration dans cette victoire historique.
Une joie partagée a été observée dans le camp de réfugiés de Musasa, où se trouvent près de 9000 Congolais fuyant le conflit avec les forces du M23. Bien que le camp soit confronté à une crise humanitaire de grande ampleur, l'excitation de cette qualification a soudé la communauté. Un habitant du camp a commenté : "Ce n’est pas juste du football, c’est l’espoir qui renaît." (source: Nahuel Lanzón).
Les célébrations n’ont pas manqué d’atteindre Kinshasa, où des scènes de liesse ont embrasé les rues, et même à Goma, l'une des villes les plus touchées par la guerre. "Les klaxons, les chants et les danses ont retenti jusqu'à très tard dans la nuit, unissant le peuple dans la ferveur et l'espoir," a rapporté un témoin.
Les joueurs eux-mêmes ont exprimé leur gratitude envers les supporters. Yoane Wissa, qui a marqué deux des trois buts lors du match décisif, a déclaré : "Nous devons être fiers de notre peuple. C'est un moment qui ne se reproduit pas chaque année. Merci à tous ceux qui ont cru en nous."
Alors que des défis persistants se présentent, tels que la pandémie d'Ebola, qui avait contraint les États-Unis à restreindre les voyages des Congolais, cette qualification apporte une lueur d'espoir au milieu des tempêtes. Les joueurs, bien que sous pression, ont su tirer l'essence même d'une nation en souffrance et lui offrir un moment de répit.
Les défis socio-économiques engendrés par la guerre et la crise sanitaire à l'Est de la RDC sont encore nombreux. Les conflits, alimentés par des acteurs externes, rendent la situation plus complexe. Mais, comme diraient beaucoup au Congo, un but marqué est un pas vers la paix.







