Une affaire tragique qui soulève des questions
Karim Belkacem Ameur, condamné en mars 2025 à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne Aurélie Langelin en 2021, se retrouve à nouveau devant la justice. Jeudi, il sera jugé pour avoir proféré des menaces de mort à l'encontre de la jeune femme, seulement trois semaines avant son décès.
Aurélie, âgée de 33 ans, avait déposé plainte pour ces menaces, cependant, l'enquête n'avait pas été approfondie. Ses appels à l'aide avaient été ignorés, laissant son compagnon libre de reproduire l'horreur qui a coûté la vie à plusieurs femmes dans des situations similaires. D'après les déclarations de Me Damien Legrand, avocat de la famille, un SMS menaçant a été envoyé par Karim le jour du meurtre de Chahinez Boutaa. Ce dernier a alors indiqué à Aurélie qu'il lui infligerait le même sort.
« Il a été influencé par ce qui se passait à la télévision, mais cela ne justifie en rien ses actes », souligne Me Legrand, soulignant l'inaction des autorités face à la plainte déposée par Aurélie. Malgré une tentative de contact de la police, elle ne pouvait pas répondre à cause du contrôle établi par son compagnon. L'auteur des faits, Karim Belkacem Ameur, a été reconnu coupable et purge actuellement sa peine au centre pénitentiaire de Longuenesse, mais le retour au tribunal soulève de nombreuses questions sur la réactivité du système judiciaire.
« Si la menace avait été prise au sérieux, Aurélie serait peut-être encore en vie », déclare Me Legrand.
Ce procès à venir traduit une prise de conscience croissante sur les violences faites aux femmes. La famille d'Aurélie espère quela justice ne manquera cette fois pas l'occasion de remettre la sécurité des victimes au cœur des priorités.







