La femme de Jérôme Barella, physiquement et sexuellement agressée, a déposé plainte pour viol et violences conjugales contre son époux, soupçonné du viol et du meurtre de Lyhanna, selon des sources bien informées, vendredi 26 juin.
La mère des deux filles de Jérôme Barella a introduit une plainte en date du 18 juin, portant des accusations lourdes contre son mari, actuellement incarcéré à Mont-de-Marsan, où il est placé à l'isolement. Des gendarmes de la section de recherches de Toulouse l’ont entendue, confirmant ainsi une information relayée par Le Parisien.
Lyhanna, une fillette de 11 ans, a été retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, après plusieurs jours d'angoisse suite à sa disparition. Jérôme Barella, âgé de 41 ans et intérimaire, n’avait jusqu’alors jamais été interpellé ni même convoqué, malgré de précédentes plaintes pour des faits de violences sexuelles envers d'autres mineurs. Il a été formellement mis en examen pour meurtre et viol sur mineure, suite aux résultats de l'autopsie qui ont conclu à une agression sexuelle.
Les résultats de l’autopsie, partiellement communiqués par le parquet d’Agen, n’ont pas pu établir avec certitude la cause du décès de Lyhanna.
Un manque de réactivité des autorités pointé du doigt
Jérôme Barella, qui avait déjà été accusé de violences sur des mineures en 2022 et 2025, n’avait pas de condamnation enregistrée sur son casier judiciaire. Un rapport de l'Inspection générale de la Justice, récemment publié, a mis en lumière des défaillances notables et une gestion inefficace des plaintes précédentes, incluant celle de Rosa, elle-même victime de viols répétitifs par Barella entre 2024 et 2025. La réouverture de l’enquête sur cette affaire a finalement été confiée à la section de recherches de Bordeaux après des critiques sur la gestion des gendarmes de Condom.
Ces affaires inquiétantes ont provoqué une onde de choc à l'échelle nationale, entraînant des manifestations et des rassemblements en mémoire de Lyhanna et appelant à des réformes dans le traitement des violences sexistes. La réactivité des services judiciaires revient au centre des débats publics, soulevant des interrogations quant à leur capacité à protéger les victimes potentielles.
Des implications familiales complexes
La situation a pris une tournure encore plus sombre avec la révélation des implications potentielles de la famille de Jérôme Barella dans d'autres affaires de pédocriminalité. Son frère, Yannick, déjà mis en examen pour viols sur mineurs et viols sur conjoint, est placé sous contrôle judiciaire. De surcroît, le père de Jérôme, âgé de 71 ans, fait également face à une réouverture d'enquête pour une agression sexuelle présumée sur une mineure de sa famille, un dossier qui avait été auparavant classé.
Ces événements dramatiques soulignent l'urgence de réagir face à la violence sexuelles, alors que l'affaire de Lyhanna semble révéler des dysfonctionnements au sein d'un système censé protéger les plus vulnérables.







