Le ministre de la Défense sud-coréen a annoncé, ce samedi, que des chasseurs de l'armée de l'air avaient été mobilisés suite à l'entrée de plus de dix appareils militaires russes et chinois dans la zone d'identification de défense aérienne (KADIZ). Bien que ces incursions aient eu lieu, aucune violation de l'espace aérien sud-coréen n'a été signalée, a précisé le haut commandement militaire. Ces avions ont fait leur apparition au-dessus de la mer du Japon avant de quitter rapidement la zone désignée, comme l'indique un rapport de Reuters.
« L'armée sud-coréenne a repéré les aéronefs avant leur entrée dans la zone d'identification et a agi immédiatement en déployant des chasseurs pour toute éventualité », a souligné un communiqué militaire. L'incident souligne la tension persistante dans cette région délicate où les incursions d'appareils militaires se multiplient.
Un précédent en décembre
Il est à noter qu'une zone d'identification de défense aérienne se distingue d'un espace aérien souverain. Il s'agit d'une zone tampon où les pays repèrent les aéronefs pour des raisons de sécurité. En vertu des pratiques internationales, il est recommandé que les avions militaires informent le pays concerné avant d'entrer dans cette zone, bien que cette notification ne soit pas systématiquement respectée. Les gouvernements de la Chine et de la Russie n'ont pas réagi immédiatement à cette nouvelle incursion.
En décembre, la Corée du Sud et le Japon avaient déjà exprimé des inquiétudes suite à un vol d'appareils militaires russes et chinois à proximité de leurs territoires, entraînant également des vibrations militaires. Pékin avait défendu ces opérations en les qualifiant d'exercices communs, impliquant, selon un représentant russe, des « bombardiers stratégiques ». Les experts notent que ces incidents illustrent la montée des tensions dans la région, alors que la rivalité entre grandes puissances persiste.







