L’Iran a démenti, ce vendredi 12 juin, avoir décidé de signer l'accord annoncé par le président américain pour mettre fin aux hostilités.
Après des menaces de frappes américaines contre l'Iran, Téhéran a déclaré ne pas avoir encore tranché sur l'accord évoqué par Donald Trump pour mettre un terme au conflit. Ce dernier, en renonçant à une attaque, avait évoqué un "très bon accord".
Jeudi, Trump avait annulé des bombardements que son administration envisageait d'effectuer contre l'Iran, affirmant qu'un accord était en vue. "Nous venons de trouver un très bon accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran, et une fois les documents finalisés, nous pourrions avoir une signature rapidement, probablement en Europe", a-t-il annoncé depuis Washington.
Peu après, les autorités iraniennes ont néanmoins affirmé qu'aucune décision n'avait été prise d'adhérer à cet accord. « Jusqu'à présent, l'Iran n'a pas atteint de conclusion définitive concernant cet accord », a précisé le porte-parole, Esmaeil Baqaei, dans des déclarations relayées par les médias d'État.
Peu de détails sur l'accord
Le président américain a également suggéré que le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, avait donné son assentiment à ce qu'il a décrit comme un « accord-cadre très solide », et que son vice-président, J.D. Vance, pourrait signer cet accord dès « ce week-end ». Cependant, aucun détail concret n’a été fourni concernant le contenu de cet accord, hormis des indications sur une réouverture immédiate du détroit d’Ormuz après la signature et l’engagement de l'Iran à ne pas développer d'armement nucléaire. Selon un communiqué du bureau du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, Trump a promis que l'accord inclurait « l’élimination de l’uranium enrichi » de Téhéran.
Ces nouvelles ont eu un impact sur le marché du pétrole, entraînant une baisse des prix. Le cours du baril de Brent, référence mondiale, est tombé à 89,12 $ contre 93,65 $ quelques heures plus tôt, rassurant ainsi les marchés asiatiques, où l'indice Nikkei à Tokyo a enregistré une hausse de plus de 3 %.
Trente-huit accords imminents annoncés
Jeudi, Donald Trump avait initialement promis des frappes « très fortes » contre l'Iran, menaçant notamment de s'emparer de l'île de Kharg, son principal terminal pétrolier. Cependant, après avoir constaté qu'un consensus sur les discussions avait été atteint avec les plus hautes autorités iraniennes, il a annoncé via son réseau Truth Social l'annulation des frappes prévues. Ce rapprochement diplomatique a été considéré comme une énième promesse d'accord, la 38e depuis le début des tensions, selon les relevés de CNN.
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Dix membres du personnel d'un hôpital à Tyr, dans le sud du Liban, ont été blessés lors d'un bombardement israélien, a rapporté le directeur de l'établissement. Le Liban a été impacté par le conflit depuis le 2 mars, lorsque le Hezbollah a ciblé des positions israéliennes en soutien à l'Iran, entraînant une escalade des frappes israéliennes, qui ont causé plus de 3 700 morts dans le pays voisin.
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