Un doctorant de 36 ans, originaire d'Iran et enseignant vacataire à l'université d'Orléans, a été condamné lundi à dix-huit mois de prison pour apologie du terrorisme et menaces. Ce verdict a été prononcé par le tribunal correctionnel d'Orléans, qui a également imposé une interdiction de séjour de cinq ans sur le territoire français en raison de ses prises de position sur les réseaux sociaux.
Les enquêtes ont mis en lumière son engagement à promouvoir l'ayatollah Ali Khamenei, l'ancien guide suprême iranien, comme le souligne Le Parisien. Il avait également consacré sa thèse à ce figure controversée, publiant des réflexions qui ont suscité des inquiétudes parmi ses étudiants et collègues. Ces derniers ont rapporté que ses discours en cours ainsi que des publications sur LinkedIn conféraient une image alarmante de son idéologie.
Des références répétées à l’Iran
Les enquêteurs ont noté que le doctorant terminait ses écrits par des références à des concepts tels que "châtiment divin et grande résistance". Lors d'une audience précédente, il a exprimé des excuses, reconnaissant une maladresse dans ses propos, mais ces déclarations n'ont pas suffi à apaiser le tribunal.
Une expertise psychiatrique
Suite à son refus de se soumettre à une fouille avant une audience en avril, des expertises psychiatriques ont été demandées. Selon le procureur, les experts ont conclu qu'aucun trouble psychiatrique n'a été détecté chez le doctorant. Son avocat, Pierre-Alexandre Narcy, a contesté l'accusation d'apologie, décrivant plutôt un homme déstabilisé par la situation de sa famille en Iran et les tensions géopolitiques actuelles.
Finalement, il a été reconnu coupable d'apologie du terrorisme en raison de la glorification de Khamenei et de menaces envers d'autres individus. Toutefois, il a été acquitté des charges d’incitation à commettre des actes terroristes. Le condamné a désormais dix jours pour faire appel de cette décision.







