Le MV Hondius fait l'objet d'une alerte sanitaire internationale après le décès de trois passagers suite à une contamination suspectée par hantavirus. Julia et Roland Seitre, deux des cinq Français présents sur le navire, ont partagé leur quotidien «quasi-normale» à bord lors d'une communication envoyée à plusieurs médias, y compris l'AFP.
Focalisés sur la sécurité, le couple a expliqué que la consigne principale était de maintenir la distance sociale. «On nous invite à rester dans nos cabines autant que possible et à éviter les grands rassemblements. Nous avons cependant la liberté de nous déplacer sur les ponts extérieurs, masques enlevés», ont-ils précisé. Les repas sont pris en respectant les mesures de sécurité.
Pour eux, tout «va bien» aussi bien pour les passagers que pour l'équipage, qui se retrouvent dans une «aventure improbable». Ils décrivent leur croisière comme étant très différente des croisières de luxe : «C'est une expérience dédiée aux passionnés, loin des activités habituelles. Nous avons des ornithologues, des botanistes et des spécialistes des cétacés à bord».
Ces vétérinaires, également journalistes indépendants spécialisés dans la nature et l'environnement, ont exprimé leur voix contre la dramatisation excessive de la situation par certains médias. «Parler d'épidémie est inapproprié, cela suscite des craintes non justifiées», ont-ils affirmé.
Le couple a aussi confirmé qu'ils restent en contact avec la cellule de gestion de crise du ministère des Affaires étrangères, qui a veillé à informer tous les Français présents sur le navire. Selon les informations de l'OMS, l'hantavirus constitue un risque moindre. «Il ne s'agit pas d'une épidémie, mais d'un cluster, une situation isolée», ont-ils précisé.
Le MV Hondius, en route vers Tenerife, doit permettre une éventuelle évacuation d'une centaine de passagers et membres d'équipage cette semaine. Des experts se sont également rendus à bord pour superviser la situation. «Tout le monde travaille calmement pour trouver des solutions adaptées. La santé de chacun demeure notre priorité», ont conclu Julia et Roland.







