Au lendemain du meurtre d’une adolescente de 14 ans sur le chemin de son collège, à Fère-en-Tardenois, dans l’Aisne, l’établissement a ouvert ses portes aux élèves souhaitant être soutenus.
Le collège de Fère-en-Tardenois a ouvert ses portes aux élèves le 7 mai, après le meurtre tragique d’une collégienne. Les élèves, sous le choc, ont choisi de garder le silence face aux médias. « C’est très difficile. C’est l’horreur absolue », témoigne une mère de famille, qui a souhaité rester anonyme. Son témoignage révèle l’impact émotionnel du drame, notamment pour sa fille, qui connaissait bien la victime.
« J’ai accompagné mes enfants », ajoute la mère, visiblement affectée. « D’habitude, elles prennent le bus, mais ce matin je tenais à être là pour elles. C’était essentiel de les soutenir. »
Présence des forces de gendarmerie
L’établissement, situé à proximité du lieu du tragique évènement, a été ouvert selon les instructions du rectorat, qui a précisé que les cours se poursuivent. La préfète de l’Aisne, Fanny Anor, et le recteur d’Amiens, Pierre Moya, se sont rendus sur place pour appuyer la communauté éducative. Bien qu'ils n'aient pas souhaité faire de déclarations aux médias, leur présence souligne l'importance du soutien durant cette période difficile.
Les élèves, quant à eux, ont été escortés à l'intérieur de l’établissement par des gendarmes et des personnels de l'école. Pour garantir un environnement propice, le rectorat a mis en place des binômes de personnels formés, dans le but de préparer au mieux la « première heure » de retour en classe.
Une enquête pour assassinat a été ouverte, menant à l'interpellation d'un homme de 23 ans, soupçonné d'être un ancien compagnon de la victime, d'après les déclarations du parquet de Soissons.
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