La Coupe du monde 2026, qui devait célébrer le football comme un événement populaire, révèle un revers : son accessibilité semble diminuer. Donald Trump, président des États-Unis, s'est récemment exprimé sur la question des tarifs exorbitants des billets après avoir appris qu'une place pour le match d’ouverture contre le Paraguay dépassait les 1 000 dollars, comme rapporté par le New York Post.
Dans ses déclarations, Trump a qualifié ces prix de "scandaleux", déclarant : "Je ne paierais pas cette somme, pour être honnête". Cette intervention est particulièrement notable, vu que la Coupe du monde se déroule sur le sol américain, canadien et mexicain du 11 juin au 19 juillet, avec un format élargi à 48 équipes et 16 villes hôtes.
Bien que Trump reconnaisse que cet événement pourrait être un franc succès commercial, il exprime ses inquiétudes quant à l'inaccessibilité pour les supporters, notamment une partie de son électorat. Selon le ESPN, le débat sur les prix s'intensifie suite à la mise en place d'une politique de "dynamic pricing". Cela signifie que les tarifs peuvent fluctuer selon la demande, avec des prix pour des matchs de groupes atteignant entre 380 et 4 105 dollars. C'est un contraste frappant avec le dernier Mondial au Qatar, où les tarifs variaient de 50 euros à 535 euros pour des concurrents.
Gianni Infantino, président de la FIFA, défend cette stratégie en soulignant que les prix reflètent le marché américain, où les billets de spectacle sont souvent très chers. Cas particulier, il a répondu à l'indignation en ironisant : "Si quelqu'un achète un billet pour la finale à deux millions de dollars, je lui apporterai personnellement un hot-dog et un Coca-Cola pour qu'il profite bien de l'expérience". Cette approche humoristique n'a pas manqué de susciter des réactions diverses, alors même que les associations de supporters continuent de dénoncer ce qu'ils décrivent comme une politique tarifaire inacceptable.







