L'ancien sénateur UDI Aymeri de Montesquiou, qui se présente comme un descendant d'Artagnan, a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à deux ans d'emprisonnement avec sursis, à une amende de 100 000 euros et à cinq ans d'inéligibilité. Cette sentence fait suite à des accusations de fraude fiscale aggravée et de blanchiment. Les juges ont jugé l'infraction d'une « particulière gravité », notant l'« amnésie sélective » de l'ancien élu lors de son procès.
Ce dernier a été reconnu coupable de ne pas avoir déclaré plusieurs comptes bancaires en Suisse et au Luxembourg, entre 2015 et 2016, ainsi que des revenus liés à des « prêts » jugés fictifs, totalisant plus d'un million d'euros. Lors de l'audience, les juges ont déclaré qu'il avait sciemment évité les obligations fiscales qui lui incombaient.
Des revenus non déclarés
Les juges ont souligné la nécessité de tenir ce politique à l'écart des institutions de la République. Son avocat, Me Thomas Amico, a d'ores et déjà annoncé son intention de faire appel de cette décision. Pour comprendre cette gravité, il faut rappeler que l'affaire avait débuté en avril 2015, après que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ait révélé une déclaration de patrimoine non conforme, entraînant sa perte de mandat au sénat du Gers.
Une carrière marquée par des controverses
Aymeri de Montesquiou a été une figure politique notable, ayant été conseiller général, député et maire de Marsan. Cependant, il est également impliqué dans l'affaire du Kazakhgate, soupçonné de commissions occultes lors de marchés passés avec le Kazakhstan. Cette tradition familiale, associée à son nom d'Artagnan, n'a malheureusement pas suffi à le protéger des rigueurs de la loi.







