Lors d'une conférence de presse à Erevan, en Arménie, le président français Emmanuel Macron a estimé que l'Union européenne devait "activer" ses instruments anti-coercition face à la menace d'une surtaxe américaine de 25 % sur les véhicules importés. "Dans le contexte géopolitique actuel, des alliés comme les États-Unis et l'UE ont bien mieux à faire que de proférer des menaces de déstabilisation", a-t-il déclaré.
Macron a souligné que des accords avaient été conclus et devaient être respectés. "Si ces accords venaient à être remis en cause, ce serait un retour en arrière", a-t-il averti. En effet, l'Union européenne possède des mécanismes de défense qui doivent être mobilisés en cas de menaces tarifaires. "Ces instruments existent pour protéger nos intérêts", a-t-il ajouté, rappelant l'importance de maintenir un cadre commercial juste.
Cette mise en garde fait suite à l’annonce de Donald Trump, qui entendait relever les droits de douane sur les voitures européennes, arguant que l'UE ne respecterait pas les termes d'accords établis l'été dernier, lesquels limitaient les droits de douane sur les véhicules et pièces détachées à 15 %. Ce niveau contrastait avec les 25 % appliqués à d'autres pays, ce qui crée un déséquilibre commercial. Selon Le Monde, cette situation pourrait entraîner des répercussions économiques significatives, tant en Europe qu'aux États-Unis.
Des experts économiques s'inquiètent également de ces tensions, affirmant que des mesures protectionnistes pourraient aggraver les relations commerciales. Thomas Piketty, économiste renommé, a déclaré : "La protection des marchés ne doit pas être un prétexte pour stigmatiser nos partenaires. Une coopération renforcée est essentielle." La tension continue de s'intensifier et les acteurs du secteur automobile surveillent attentivement les développements.







