Après une free party qui a attiré des milliers de fêtards sur un ancien terrain militaire près de Bourges (Cher), des préoccupations émergent parmi les résidents. Un agriculteur a dénoncé des dommages estimés à « plusieurs milliers d'euros ».
Le 4 mai 2026, plusieurs milliers de participants étaient toujours présents au Teknival, une free party organisée depuis trois jours. Au matin, la maire de Cornusse a témoigné auprès de TF1 que la musique avait été « réactivée à 6 heures du matin » après une pause.
Les riverains se sont montrés particulièrement agacés. Un agriculteur a expliqué que ses parcelles de lentilles avaient été foulées par des danseurs tout au long du week-end. Il a déclaré : « À la fin, nous ferons les comptes, mais les dégâts pourraient bien atteindre plusieurs milliers d'euros. »
« Dans un autre monde »
Un membre de sa famille a ajouté : « Nous avons eu l'impression d'être envahis, presque comme si nous vivions dans un autre monde. La sécurité n'était pas du tout assurée. » Entre 17.000 et 40.000 personnes ont assisté à cet événement festif, organisé sur un site militaire près de Bourges, la ville d'origine du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
Les organisateurs souhaitaient faire de cet événement un symbole de leur opposition à une nouvelle législation, la loi « Ripost », qui envisagerait de criminaliser l'organisation de telles fêtes. Le projet est en cours d'examen, et les autorités sont déterminées à endiguer ce type de rassemblement d'après des experts du domaine de la sécurité publique.







