La préfecture de police de Paris a acté l'interdiction des manifestations programmées pour le samedi 9 mai, y compris celle du Comité du 9-Mai, un groupe lié à l'ultradroite. En réponse, un rassemblement initié pour former un "village contre l'extrême droite" a également été interdit, afin d'éviter des affrontements potentiels.
Ce rassemblement, qui devait avoir lieu place du Panthéon pour honorer le militant ultranationaliste Sébastien Deyzieu, est d'une grande polémique. Décédé en 1994 dans des circonstances tragiques, il est devenu une figure emblématique pour certains groupes d’extrême droite. Pour justifier cette interdiction, le premier arrêté évoque la récente mort de Quentin Deranque, militant radical, et des incidents survenus lors de manifestations passées où des participants avaient dissimulé leurs visages.
Un contexte politique tendu et chargé
Dans l'arrêté, le préfet de police, Patrice Faure, souligne l'environnement politique actuel, très polarisé et propice aux violences. Des "actions violentes sont susceptibles de se produire" et la manifestation pourrait attirer des militants néonazis d'autres pays européens tels que la Hongrie et l'Allemagne, comme le rappelle Le Monde. L'année dernière, ces événements avaient donné lieu à des comportements inadmissibles, incluant des saluts nazis et des symboles néonazis exhibés par certains participants.
Face à cette situation, divers collectifs antifascistes avaient prévu d'organiser des activités place du Panthéon, afin de contrer la montée en puissance de l'extrême droite, sous le mot d'ordre "Pas de nazis dans Paris." Les autorités espèrent prévenir des affrontements similaires à ceux observés à Nantes et Rennes ces derniers mois.
Pour compléter les mesures de sécurité, un troisième arrêté prohibe également une manifestation qui devait avoir lieu entre la place Saint-Michel et la place Denfert-Rochereau, le parcours promettant une rencontre inévitable entre les différentes factions.







