Le parquet de Blois a annoncé le 15 février 2026 l’ouverture d’une enquête pénale depuis janvier concernant des soupçons de contamination des laits infantiles.
Cette affaire a été révélée par la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, faisant écho aux enquêtes similaires ouvertes dans d’autres villes françaises. À Blois, le parquet a spécifiquement signalé un lien potentiel avec des laits infantiles contaminés par la toxine céréulide, émanant de la bactérie bacillus cereus.
Les laits en question, distribués par les géants Nestlé, Lactalis, Danone, BabyBio et d'autres, ont déjà été soumis à un vaste programme de rappels. Le procureur de la République de Blois, Stéphane Javet, a déclaré : « Nous avons effectivement, depuis janvier dernier, une enquête pénale en cours, confiée au commissariat de Vendôme ». Cette enquête se déroule en collaboration avec la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations.
Pas de décès signalés dans le département
Bien que des plaintes aient été déposées, le parquet n'a pas donné de détails concernant la plainte ni sur l'état des nourrissons concernés. Selon Javet, « un lien entre les troubles présentés par le nourrisson et le lait infantile est envisagé mais non prouvé ». Les infractions possibles incluent la fabrication de denrées alimentaires non conformes et la mise en marché de produits impropres à la consommation.
Fort heureusement, il est à noter qu'aucun décès de nourrissons n'a été signalé dans le Loir-et-Cher. « Aucun nourrisson n’est décédé, fort heureusement », a précisé Stéphane Javet. Toutefois, le ministère de la Santé a rapporté trois décès de bébés et une quinzaine d’hospitalisations au niveau national depuis la mi-décembre 2025, suite à des consommations de lait infantile, sans qu'un lien de cause à effet ne soit établi pour l'instant.
Les experts mettent en garde contre la nécessité d’une transparence totale pour rassurer les familles et encadrer la sécurité alimentaire. Selon des spécialistes de la santé publique, cette situation souligne l'importance cruciale d’une surveillance rigoureuse des produits destinés aux nourrissons.







