Le collectif Némésis, actif dans le milieu identitaire, a récemment avancé avoir identifié un collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault parmi les agresseurs de Quentin Deranque, le militant identitaire mort à Lyon. Ce collaborateur, selon Némésis, serait également un membre actif de la Jeune Garde, un groupe antifasciste dissous en juin 2025.
Dans un communiqué publié dimanche, la Jeune Garde a fermement rejeté les allégations de responsabilité concernant la mort de Quentin, stipulant : "Nous ne pouvons être tenus pour responsables de ce tragique événement, ayant suspendu toutes nos activités en attendant les décisions du Conseil d'État sur la légalité de notre dissolution". Ce groupe a été au coeur des tensions entre factions politiques, les accusations de Némésis créant un climat de suspicion sans preuve tangible pour l'heure, le parquet n'ayant pas établi de lien direct.
L'avocate Aïnoha Pascual, représentant la Jeune Garde, a précisé que l'audience qui devait statuer sur la dissolution a été annulée, renforçant l'incertitude autour de l'avenir du collectif. Aucun motif n'a été donné pour cette annulation, ni de nouvelle date programmée, ce qui laisse planer des questions aplanies par cette situation complexe.
Le député Raphaël Arnault a exprimé son indignation face à la mort de Quentin, décrivant la situation comme une "horreur" et appelant à ce que "toute la lumière soit faite sur cette affaire". Son collaborateur, mis en cause par Némésis, a formellement réfuté toute implication dans cet incident tragique. Son avocat a déclaré que : "mon client dément toute responsabilité dans cette tragédie".
Les tensions autour de cette affaire révèlent des fractures profondes au sein de la sphère politique française, et des experts s'interrogent sur l'impact que cela aura sur les futurs engagements des groupes politiques impliqués. Jean-François Dubois, politologue à l’Université de Lyon, estime que "cette situation pourrait provoquer un durcissement des positions chez certains collectifs, tant à droite qu'à gauche".







