Ce lundi marque le deuxième anniversaire de la disparition tragique d'Alexeï Navalny, fervent adversaire de Vladimir Poutine. Une enquête menée par cinq pays européens, dont la France, a récemment révélé qu'il avait été empoisonné par une substance toxique rare.
Lyudmila Navalnaya, la mère de l'opposant, a exprimé son désir de justice ce jour-là. « Nous savons maintenant que notre fils n’est pas simplement mort en prison, il a été assassiné », a-t-elle déclaré à des journalistes près de sa tombe à Moscou, relayant des propos similaires tenus par des experts du domaine, comme ceux de l'AFP.
Les résultats de l'enquête ont confirmé des suspicions d'empoisonnement par l'épibatidine, une toxine mortelle dérivée de certaines grenouilles d'Équateur, qui a été identifiée dans les échantillons prélevés sur son corps. En réponse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié ces allégations d'« infondées » et « biaisées ».
« Ce qui a été découvert a toujours été dans nos esprits », a affirmé Lyudmila Navalnaya. « Nous espérons que la vérité émergera et que ceux qui sont responsables seront identifiés », a-t-elle poursuivi, faisant écho à une demande grandissante pour une enquête approfondie, soutenue par des voix internationales.
Décédé dans une prison de l’Arctique
Ce lundi, des dizaines de personnes se sont rassemblées à la mémoire de Navalny, qui avait 47 ans au moment de sa mort dans des circonstances obscures. Au fil des années, plusieurs personnalités politiques et défenseurs des droits humains, notamment la veuve de Navalny, Ioulia, ont dénoncé les conditions inhumaines de sa détention et les circonstances entourant son décès, générant une vive indignation à l’échelle mondiale.
Ioulia Navalnaïa a évoqué les résultats d’analyses menées par des laboratoires européens confirmant l’empoisonnement de son mari. Cette révélation, couplée à l'attention des médias comme Bellingcat, continue d'alimenter les débats sur le rôle des autorités russes dans la mort de Navalny.
Il convient de rappeler qu'Alexeï Navalny avait déjà été victime d'un empoisonnement en 2020, distingué par l'utilisation de la substance Novichok, une affaire qui avait provoqué un tollé international et une condamnation unanime des autorités russes.
Plus récemment, la Cour européenne des droits de l'homme a dénoncé la Russie pour « traitements inhumains » infligés à Navalny, ajoutant ainsi une autre voix à l'appel croissant pour justice concernant sa mort tragique.







