Ce vendredi 23 janvier, le parquet de Bordeaux a alerté sur les faits terrifiants qui se sont déroulés récemment. Un homme de 38 ans a avoué avoir tué Léon Stablo, un retraité de 88 ans, dans le but de pouvoir disposer rapidement de sa maison acquise en viager. Sa compagne, âgée de 41 ans, est quant à elle poursuivie pour complicité, notamment pour non-dénonciation de crime.
Le corps de Léon Stablo a été trouvé le 20 janvier dernier, dans les escaliers de son domicile, par un membre de sa famille. Des signes ont indiqué qu'il avait été victime de violence extrême, avec des coups visibles sur son visage et ses mains. Selon les premiers éléments de l'enquête, il aurait succombé à une asphyxie possiblement liée à un étranglement, ce qui a été confirmé par l'autopsie. Le parquet de Bordeaux a, par ailleurs, rapporté que l'incriminé, au chômage mais de formation charpentier, a agi de manière préméditée, affirmant penser à cet acte depuis des mois.
Un mobile financier?
La brigade de recherche de Libourne a immédiatement ouvert une enquête. Des éléments obtenus sur les lieux indiquerait une tentative de dissimulation, avec des traces de sang nettoyées. Le trentenaire a ensuite admis avoir agi pour obtenir l'héritage plus rapidement. En effet, il avait acquis la maison en viager en 2023 et a reconnu son désir d'en disposer sans délais.
Ce tragique événement soulève des questions sur les dérives possibles d'un système qui, bien que légal, peut mener à des actions extrêmes. Un expert en droit immobilier, contacté par L’Express, a souligné que le viager peut parfois être perçu comme un risque tant pour l'acheteur que pour le vendeur, surtout dans des situations de vulnérabilité.
Les policiers continuent leur enquête afin d'éclaircir tous les aspects de ce crime horrible, en espérant que justice soit rendue pour Léon Stablo.







