Le meurtre de Léon Stablo, un homme de 88 ans, à Branne (Gironde), met en lumière une sordide affaire liée au viager. Un charpentier, désormais suspect principal, a révélé avoir tué pour accélérer l’acquisition de son domicile. Sa compagne également impliquée est sous enquête.
Le 20 janvier, le corps sans vie de Léon Stablo a été découvert, un événement tragique rapporté par France 3. Les premières constatations sur les lieux du crime indiquaient une mort violente, avec de nombreuses traces de coups, révélant la présence d’un tiers impliqué dans ce meurtre atroce.
Les enquêteurs de la brigade de recherches de Libourne se sont rapidement plongés dans cette affaire troublante. À Branne, derrière les volets de cette maison apparemment ordinaire, se cachait un drame. Le parquet a rapidement évoqué "l’intervention d’un tiers" suite aux constatations initiales.
Scène de crime : indices troublants
Les gendarmes ont trouvé de nombreuses traces de sang près du corps de Léon. Des projections ont été relevées dans d’autres pièces de la maison, mais aussi sur une poignée de fenêtre, un détail crucial puisque l’intérieur était verrouillé, selon les précisions rapportées par Ici Gironde.
D'après l’autopsie, Léon Stablo a subi une agression mortelle, frappé avec un objet contondant puis étranglé, provoquant un syndrome asphyxique.
Préméditation et aveux
Les investigateurs ont rapidement identifié un suspect, un homme de 38 ans, charpentier et en recherche d’emploi. En garde à vue, il a avoué avoir délibérément tué Léon dans le but d’accélérer l’héritage de la maison achetée en viager. Selon des déclarations rapportées, il avait réfléchi à ce passage à l’acte depuis plusieurs mois.
Un proche du dossier a précisé que le suspect ne parvenait plus à régler la rente viagère. Inculpé pour assassinat, il attend désormais son procès derrière les barreaux. Sa compagne, âgée de 41 ans, est également sous enquête pour non-dénonciation de crime et complicité.
Qui était Léon Stablo ?
Léon Stablo n’était pas qu’un simple citoyen, il était un visage familier à Branne. Ancien premier adjoint au maire, il avait consacré plus de deux décennies à la vie municipale. Reconnu pour son engagement, il faisait partie intégrante de la communauté, selon un témoignage de Serge Morin, ancien maire, qui a souligné son sérieux en matière de finances.Sud-Ouest.
Quand le viager tourne mal…
Ce tragique incident évoque d’autres affaires emblématiques, soulignant la vulnérabilité des seniors face à des situations financières précaires. En 2023, un homme avait été jugé pour un autre incident impliquant un viager, où une nonagénaire était décédée dans des circonstances similaires. Ces situations nous rappellent l'importance d'une protection accrue pour les populations âgées.







