La cour d'assises de Blois a rendu son jugement ce vendredi, condamnant Marvin, l'ex-compagnon de Chloé, à 15 ans de réclusion criminelle, avec une peine de sûreté de 10 ans. Les juges ont requalifié les faits, initialement portés en tentative de meurtre aggravée, en violences volontaires aggravées. L'avocate générale avait requis une peine sévère de 22 ans de réclusion criminelle.
Les événements tragiques s'étaient déroulés le 13 décembre 2022, lorsque Chloé avait été retrouvée inconsciente dans le hall de son immeuble à Blois, victime de coups de pied violents infligés par Marvin, entraînant des blessures graves et la plongeant dans le coma pendant deux mois.
Une immense déception pour la famille de Chloé
La réaction de la mère de Chloé, Alexandra, illustre une profonde déception : "Je m'attendais à une peine exemplaire. Les faits étaient clairs, Chloé a été laissée pour morte". Elle ne comprend pas comment une agression aussi violente ne peut mener à une reconnaissance de tentative de meurtre. "Comment peut-on fracasser la tête d'une femme sans que cela soit pris au sérieux par la justice ?" s'interroge-t-elle.
Me Isabelle Steyer, l'avocate de Chloé, a également exprimé son indignation : "Les coups portés à une femme à terre ne peuvent-ils pas être interprétés comme une volonté de la tuer ?" Elle évoque la douleur éprouvée par sa cliente, qui a pensé mourir lors de cette agression brutale.
Un point de vue contraire du côté de la défense
En revanche, l'avocat de Marvin, Me Stéphane Rapin, se réjouit de la requalification des faits, arguant qu'il n'a jamais été prouvé que son client avait l'intention de tuer. "Le doute doit bénéficier à l'accusé", déclarant que même dans les affaires médiatisées, il est essentiel de respecter les principes fondamentaux de la justice. Il a souligné que la peine de 15 ans reste significative, étant le maximum encouru pour des violences volontaires aggravées.
Cette décision ouvre la voie à des interrogations sur la justice et les violences faites aux femmes en France. Le parquet a désormais un délai de dix jours pour faire appel de ce verdict. La situation met en lumière la nécessité d'une discussion plus approfondie sur la protection des victimes et la réponse légale face à des violences aussi extrêmes.







