Le 7 avril 2026, trois agents chargés de la collecte des déchets à Dieppe ont été victimes d'une agression violente alors qu'ils accomplissaient leur mission. En conséquence, l'ensemble des opérations de collecte a été suspendu, et près de cinquante agents ont exercé leur droit de retrait pour garantir leur sécurité. Cette décision a également entraîné la fermeture temporaire de la déchèterie de Rouxmesnil-Bouteilles.
Dans un communiqué ferme, Dieppe-Maritime a exprimé sa désapprobation face à de tels actes : "Ces violences contre nos agents sont inacceptables", a déclaré la communauté d'agglomération. Deux plaintes ont été déposées à la suite de l'agression, l'une par les agents concernés et l'autre par Dieppe-Maritime, qui s'engage à rétablir rapidement les conditions de sécurité nécessaires pour la reprise des services. La déclaration souligne également la collaboration avec les autorités pour améliorer la sécurité dans le secteur.
Heureusement, la collecte des déchets dans les quinze autres communes de l'agglomération reste intacte, car elle est assurée par des prestataires externes, garantissant ainsi que cette situation difficile n'affecte pas l'ensemble de la région.
Ce type d'agression soulève des préoccupations croissantes quant à la sécurité des travailleurs dans le secteur public, un sujet déjà soulevé par plusieurs experts en sécurité au travail. Cela pourrait également inciter les autorités à repenser la mise en place de mesures de protection pour ces agents, souvent exposés à des situations à risque. Comme l’affirme le sociologue du travail, Pierre Lemaire de l’Université de Rouen, "la violence à l'encontre des agents de service public ne doit pas devenir la norme. Des actions proactives sont nécessaires pour protéger ces travailleurs au service de la communauté".







