Atteint par une machine dans l’usine Paprec de Lansargues (Hérault) en 2022, Paul Masselin a dû surmonter de nombreuses épreuves, dont plusieurs jours dans un coma artificiel. Le géant du recyclage est jugé ce mercredi au tribunal correctionnel de Montpellier pour "blessures involontaires".
Avec une démarche fragilisée, une orthèse à l'avant-bras gauche et une cicatrice marquante sur le crâne, Paul, 27 ans, évoque son quotidien : "Il y a des hauts et des bas, mais plus souvent des bas que des hauts". L'accident s'est produit alors qu'il réparait une machine dans l'usine où il était intérimaire. Son bras a été happé par le mécanisme, lui causant des blessures graves.
Ce 8 avril 2022, jour de l'accident, hante encore Paul. Alors qu'il commence son équipe matinale, une machine redémarre soudainement, provoquant ce drame. Les secours, présents rapidement, avaient peu d'espoir quant à sa survie en raison des pertes de sang importantes. Héliporté à l'hôpital, il a vécu plusieurs jours dans un coma artificiel.
Selon un rapport de l’inspection du travail, mis au jour par Libération, il a été constaté de nombreux manquements, notamment l'absence de formation pour Paul et des "non-conformités de conception" de l'équipement. Ce même type de machine a été impliqué dans la mort de Jules Pertet, un an plus tard, dans une autre usine à Nîmes. Récemment, le tribunal a reconnu la responsabilité de Paprec dans cette affaire.
Contacté par Franceinfo, Paprec maintient que "des procédures de sécurité strictes étaient appliquées" au moment de l'accident et souligne que "la règle de couper l’alimentation électrique avant toute intervention n'a pas été respectée par Paul Masselin".







