PODCAST - En novembre 2017, Clément Collavoli a porté un coup fatal à son beau-père, accusé de violences conjugales, avec une batte de baseball. Après avoir reconnu les faits, il conteste cependant toute intention homicide. Après une longue procédure judiciaire de huit ans, il a été condamné à douze ans de réclusion criminelle en janvier 2025. Dans l'émission Les Voix du crime, son avocat, Me Hugo Ferri, explique les circonstances qui ont poussé son client à agir ainsi "pour protéger sa mère".
Chaque jour, la vie de Clément, 22 ans, est marquée par des messages incessants de sa mère Françoise, qui lui fait part des violences que son compagnon lui inflige.
Dans la nuit du 17 au 18 novembre 2017, lors d’une soirée avec des amis, Clément reçoit un appel désespéré de sa mère : son compagnon la frappe et les gendarmes ne se déplacent pas. Éprouvé par ces nouvelles, il rentre chez lui, ivre, s'empare d'une batte de baseball et, alors que son beau-père est endormi, il l'attaque.
Au matin, Clément se prépare à aller travailler, ignorant la tragédie qui l’attend. Ce n’est qu’en recevant un appel de sa mère lui annonçant le décès de son beau-père qu'il réalise l'irréversible. "À ce moment-là, il s’est effondré, pensant à son arrestation", raconte Me Hugo Ferri dans l'émission Les Voix du crime.
Interpellé sur son lieu de travail, il est rapidement mis en examen pour meurtre. Bien qu'il reconnaisse les coups portés, il nie avoir voulu tuer. "J'ai voulu lui faire mal, mais pas le tuer", déclare-t-il, plaçant ainsi la question de l'intention au cœur de son procès. Après deux ans de détention provisoire, il est placé sous contrôle judiciaire. En 2024, alors qu'il attend son procès depuis sept ans, Clément, désormais père, se tourne vers Me Hugo Ferri pour préparer sa défense.
Une relation mère-fils dysfonctionnelle
Lors de leur première rencontre, Me Hugo Ferri trouve un Clément dans une "reconnaissance absolue" de ses actes. Pour construire une défense solide, il doit d’abord comprendre la dynamique compliquée entre la mère et le fils, qui n’ont eu aucun contact depuis le drame. Les témoignages sur le milieu familial sont nombreux, et les violences conjugales qu’a subies Françoise sont souvent évoquées dans divers médias, confirmant un environnement toxic.”







