La nouvelle maire de Strasbourg, Catherine Trautmann, a annoncé un accord surprenant avec des élus de droite pour présider l'Eurométropole. "Nous avons décidé de former une coalition pour assurer une majorité solide", a-t-elle déclaré jeudi, entourée de Thibaud Philipps et Catherine Graef-Eckert, deux représentants des Républicains, qui occuperont des postes clés en tant que vice-présidents.
Philipps, maire d’Illkirch-Graffenstaden, va gérer l'urbanisme, tandis que Graef-Eckert, également maire de Lingolsheim, se concentrera sur le rayonnement international et l'amélioration des transports. Dans un contexte où la précédente majorité écologiste avait échoué à étendre le tramway, ces élus comptent mettre en œuvre une gouvernance efficace.
Une initiative transpartisane
Catherine Trautmann, qui n'a pas encore confirmé si elle cumulerait ses mandats, a exprimé son intérêt pour superviser personnellement les transports publics de la métropole. Elle a souligné l'importance de travailler ensemble malgré des origines politiques variées ; "Nous venons d’horizons différents, mais nous sommes ici pour dépolitiser les échanges", a-t-elle affirmé.
La première séance du conseil de l’Eurométropole, prévue pour vendredi, marquera un tournant : si Trautmann devient présidente de la métropole, ce sera une première depuis 2001, date à laquelle ce poste était occupé séparément. L’Eurométropole de Strasbourg regroupe 33 communes et gère un budget de 1,33 milliard d’euros, illustrant son ampleur et ses responsabilités.
En se rapprochant de la droite, Catherine Trautmann espère instaurer une dynamique nouvelle et inclusive, en associant chaque commune aux décisions importantes, comme l'a suggéré Catherine Graef-Eckert, qui a exprimé le désir de dépolitiser les débats. Ce modèle innovant pourrait bien redéfinir la manière dont Strasbourg est gouvernée à l'avenir.







