Le président américain, Donald Trump, a récemment déclaré que les États-Unis seraient prochainement en mesure de quitter l'Iran, précisant que cela pourrait se produire sous "deux à trois semaines." Malgré la situation tendue dans le détroit d'Ormuz et les incertitudes des négociations avec Téhéran, Trump assure que ce retrait aura lieu comme prévu. Selon le Pentagone, les jours à venir sont jugés "décisifs".
Dans une déclaration marquante, Trump a promis : "Nous quitterons l'Iran très bientôt, et je pense qu'ils [l'Iran] perdront leur pouvoir", faisant référence à la récente flambée des prix du carburant aux États-Unis qui atteint 4 dollars le gallon. Il a affirmé le départ militaire ne serait pas influencé par la situation dans le détroit d'Ormuz, crucial pour le transport du pétrole.
La France ou un autre pays se débrouilleront tous seuls
Trump a également précisé que les discussions d'un éventuel accord avec l'Iran ne le préoccupaient guère, après avoir mentionné précédemment qu'il espérait parvenir à un accord avec de nouveaux dirigeants iraniens. "Si la France ou d'autres pays veulent du pétrole ou du gaz, ils devront faire face à la situation dans le détroit d'Ormuz... et se débrouiller seuls," a-t-il affirmé. Cette déclaration survient alors que le pays fait face à une crise énergétique due au blocage du détroit par l'Iran, après le début du conflit. L'analyste géopolitique Philippe Moreau de Melen constate que Trump adopte une position de moins en moins conciliatoire, ce qui pourrait compliquer les relations avec les partenaires européens.
Des jours à venir "décisifs" pour les États-Unis
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a jugé les jours prochains comme étant de la plus haute importance, n'excluant pas un éventuel déploiement de troupes au sol en Iran. Trump a pour objectif de mettre un terme à l'opération militaire engagée depuis le 28 février.
"Achetez auprès des États-Unis, nous en avons plein"
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, Trump a recommandé aux pays ayant des difficultés d'approvisionnement causées par le blocage du détroit d'Ormuz d'acheter du pétrole des États-Unis. "Nous avons des réserves conséquentes, et si des pays comme le Royaume-Uni veulent du pétrole, ils n'ont qu'à se rendre sur place et prendre ce qu'ils souhaitent," a-t-il suggéré.
L'incertitude des négociations
Les négociations entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent selon Hegseth, qui les décrit comme "actives" et renforcées. Toutefois, les responsables du Pentagone notent un "va-et-vient" sur les termes de l'accord, soulignant un équilibre délicat à maintenir dans ce contexte de tensions. "Ces développements pourraient vraiment modifier la dynamique régionale. Les experts s'accordent à dire que la situation reste très volatile," conclut Hegseth.







