Le parlement iranien s'apprête à voter une loi imposant un péage exorbitant pour les navires transitant par le détroit d'Ormuz, un passage névralgique pour le commerce international. Le tarif pourrait atteindre 2 millions de dollars, suscitant de vives inquiétudes quant à la sécurité maritime et aux répercussions sur les prix de l'énergie. François Lenglet, journaliste économique, qualifie cette mesure de « racket », ajoutant que des sources assurent que certains navires se sont déjà vus réclamer ce tarif.
Ce détroit, large d'une trentaine de kilomètres, représente une artère essentielle pour les hydrocarbures, engrais et autres produits industriels, sans alternative viable du fait de la géographie de la région. L'Iran a pourtant peu de droits sur ces eaux, se limitant à la bande côtière, ce qui rend ce péage encore plus controversé.
Malgré cela, les autorités iraniennes semblent déterminées. En effet, les Gardiens de la Révolution ne manifestent guère d'inquiétude vis-à-vis des traités internationaux, ayant jamais ratifié celui régissant la propriété des mers. Les menaces de violence pour assurer le respect de cette mesure se multiplient, créant une atmosphère tendue pour les armateurs et les nations qui dépendent de ce passage crucial.
Déjà 1 milliard de dollars récoltés
Les experts s'inquiètent des implications de cette décision, avertissant que la sécurité des voies maritimes pourrait s'en trouver sérieusement compromise. Dans ce contexte, l'Iran pourrait avoir déjà récolté près d'un milliard de dollars, renforçant ainsi son pouvoir de nuisance dans la région, alors même que la communauté internationale cherche des solutions durables pour apaiser les tensions croissantes.







