L’Union régionale des professionnels de santé fait part de son insatisfaction face à la reclassification de Déols comme zone non prioritaire. Ils demandent une réévaluation par l’Agence régionale de santé.
La récente cartographie des zones médicales en Centre-Val de Loire, arrêtée par l’ARS, suscite des remous. Le 10 février 2026, l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins libéraux a exprimé « un besoin urgent de révision des zones d'installation dans l'Indre et le Cher ». Le mécontentement se porte notamment sur le territoire de Déols, qui a été déclassé de zone prioritaire à zone d'activité complémentaire.
« Pour maintenir l'attractivité de Déols, il est crucial de conserver son statut de zone prioritaire, même si elle est déjà bien dotée en médecins », souligne Matthieu Magrit, responsable communication de l'URPS. « Les zones attractives ne doivent pas être pénalisées. » Ce changement impacte directement les « aides à l'installation et exonérations fiscales », ajoute-t-il.
Une proposition alternative
Dans les zones prioritaires, les médecins nouvellement installés peuvent bénéficier d'une aide de 10 000 €, contre 5 000 € pour ceux en zones d'activité complémentaire. D'autres mesures « incitatives » sont également programmées pour encourager les médecins à s'installer dans des secteurs sous tension. Selon le communiqué de l'URPS, « le zonage doit également renforcer la position des médecins travaillant dans des zones en difficulté ».
L'URPS a élaboré une contre-proposition, « en collaboration avec une géographe de santé », dans laquelle elle plaide pour que seules les zones peu attractives à proximité de médecins soient reclassées. Selon Matthieu Magrit, « l’ARS a omis de considérer notre retour et propositions ».
Il est à noter que la récente carte de l'ARS a vu des zones comme celle aux frontières de l’Indre-et-Loire, proche de Châtillon-sur-Indre, passer en classe complémentaire, tandis que Châteauroux a été clasifiée zone prioritaire.







