À la lumière des chiffres alarmants du dernier bilan démographique de l'INSEE, révélant que la natalité en France atteint des niveaux historiquement bas depuis la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement se mobilise. Lors d'une intervention le 11 février, la députée Constance de Pléchy a présenté une série de propositions destinées à l'Assemblée nationale, visant à revitaliser le taux de natalité. Parmi celles-ci se trouvent l'allongement du congé de naissance ainsi que des indemnités améliorées pour les nouveaux parents.
Comme l'affirme Constance de Pléchy sur RMC, "aujourd'hui, on bricole !" en matière de congé natalité. Elle souligne les difficultés auxquelles font face les futurs parents pour naviguer entre les différentes indemnités et obligations liées à leur emploi. Pour contrer cette tendance à la baisse des naissances, la députée a l'intention de proposer un congé de naissance universel, qu'il soit réparti librement entre le père et la mère, accompagnée d'un prolongement de la durée de ce congé de neuf à douze mois, remboursant jusqu'à 80% du salaire des parents.
Un rapport parlementaire qui veut améliorer l’indemnisation des familles
Dans le cadre de cette initiative, un versement unique de 250 euros par mois serait proposé pour chaque premier enfant jusqu'à ses 20 ans. Un autre point essentiel du rapport est l'introduction d'un prêt à taux zéro, accessible dès la déclaration de grossesse, pouvant atteindre 100 000 euros. Selon Constance de Pléchy, "c'est logique : si vous n’avez pas de chambre, vous n’avez pas de bébé".
Les statistiques de l'INSEE montrent une chute préoccupante des naissances, avec seulement 645 000 bébés nés en 2025, représentant une baisse de 2,1% par rapport à 2024 et de 24% par rapport à 2010. L'indice synthétique de fécondité, lui, est également en déclin, tombant à 1.56 enfant par femme, un chiffre qui n’avait pas été aussi bas depuis des décennies.
Ces propositions visent non seulement à soutenir les familles, mais aussi à encourager la natalité dans un contexte social et économique de plus en plus difficile. Elles ont suscité des réactions variées, mais placent la question démographique au cœur des préoccupations politiques actuelles.







