Après un quart de siècle de discussions, l'Union européenne (UE) et les quatre nations sud-américaines du Mercosur — Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay — ont enfin ratifié un accord commercial le 17 janvier à Asunción. Ce traité s'impose comme l'un des plus vastes accords de libre-échange au monde et pourrait avoir un impact significatif sur le commerce international.
« Un commerce plus équitable, plutôt que des droits de douane injustes », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, soulignant l'importance de cette initiative pour relancer les échanges. Avec environ 700 millions de consommateurs, ce partenariat représente près de 30 % de la richesse mondiale, ce qui en fait un acteur majeur sur la scène économique mondiale.
Cette entente vise à éliminer une grande partie des droits de douane, facilitant ainsi les exportations européennes dans des secteurs tels que l'automobile, les machines, le vin et les produits laitiers. En retour, des produits agricoles comme le bœuf, la volaille, et le soja devraient affluer vers l'Europe sous des conditions favorables. Cependant, cette ouverture de marché suscite des inquiétudes au sein de l'UE, notamment chez les agriculteurs français, polonais et belges, qui craignent de subir une concurrence déloyale.
Numerous protests are already being organized, including a major demonstration in Strasbourg next week led by COPA, a committee representing EU farmers’ organizations. The stakes are high, as many fear that the agricultural standards and protections built over decades could be undermined.
Les experts sont divisés sur les bénéfices à long terme de cet accord. Pour certains, l'augmentation des échanges profitera à l'innovation et à la création d'emplois, tandis que d'autres mettent en garde contre les conséquences négatives sur l'agriculture locale et sur la souveraineté alimentaire. Cette opinion est partagée par plusieurs analystes économiques, qui notent que la manière dont cet accord sera mis en œuvre sera cruciale pour son succès.
Alors que l'accord doit encore être ratifié par le Parlement européen, ses implications sont déjà au centre des débats. La France, en particulier, est à un carrefour, et les voix s'élèvent pour s'assurer que les intérêts des agriculteurs, de l'environnement et des consommateurs soient protégés dans cette nouvelle ère de commerce.







