Ce dimanche, autour de 78 000 électeurs du Loiret sont conviés aux urnes pour le premier tour de l'élection législative partielle dans la première circonscription, Orléans-Sud. Cette élection, qui pourrait souffrir d'un fort taux d'abstention, suscite de nombreuses interrogations sur la participation.
La circonscription comprend des quartiers d'Orléans tels que Saint-Marceau et La Source, ainsi que des parties de la métropole, y compris Olivet et Saint-Jean-le-Blanc, sans oublier des zones rurales comme Beaugency et Cléry-Saint-André. Les élections législatives partielles sont rares dans le Loiret, la dernière ayant eu lieu en 2018 dans le Montargois.
Les circonstances à l'origine de ce scrutin sont également singulières. Depuis la nomination de Stéphanie Rist, députée Renaissance, comme ministre de la Santé en octobre 2025, son suppléant, Stéphane Chouin, a décliné de la remplacer, préférant demeurer maire de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin. Ce refus a entraîné la nécessité de convoquer une élection partielle. Rist se représente tout en confirmant que sa suppléante, Marie-Philippe Lubet, est prête à siéger en tant que députée.
Quatre autres femmes se lancent dans la compétition : Nicole Maurice (Reconquête), Tiffanie Rabault (Rassemblement National), Ghislaine Kounowski (partie de la gauche) et Houari Belgherbi, candidat de la France insoumise.
Un taux d'abstention préoccupant
Lors du scrutin général de 2024, le taux de participation avait atteint 69 %, mais les élections partielles affichent généralement des chiffres plus bas. Sur les huit élections partielles organisées en France depuis 2024, l'abstention a frôlé les 69 %. Cela soulève des inquiétudes quant à la capacité d'atteindre un quorum de participation lors de ce scrutin.
En effet, une forte abstention pourrait compliquer les choses. Dans un contexte d'élections partielles, seuls les deux candidats arrivés en tête peuvent se qualifier pour le second tour, si les autres n'atteignent pas les 12,5 % des inscrits. Par conséquent, avec une abstention de 70 %, cela signifie que le seuil pour rester en lice s'établit à environ 42 %, un objectif difficile à franchir.
Avec une victoire au premier tour nécessitant plus de 50 % des voix et 25 % des inscrits, il semble peu probable qu'un candidat puisse l'emporter dès ce premier tour. Un second tour, prévu pour le 25 janvier, semble donc inévitable.
Des analystes du paysage politique français rappellent que l'engagement électoral pourrait être un enjeu crucial pour ces élections. Des experts soulignent que la mobilisation des jeunes électeurs et des classes populaires pourrait décider de l'issue.
Selon Le Monde, le climat politique et social actuel en France pourrait également influencer significativement la participation des électeurs et des dynamiques de vote.







