Les Vénézuéliens continuent d'attendre la réalisation des promesses du gouvernement concernant la libération des prisonniers politiques, évoquées suite à la récente capture de Nicolas Maduro par les États-Unis.
Alors que le pays avait annoncé un "nombre important" de libérations, celles-ci semblent être plus lentes que prévu, laissant de nombreuses familles dans l'attente. Selon Foro Penal, une organisation non gouvernementale dédiée aux droits humains, 17 personnes avaient été libérées dimanche, tandis que d'autres sources avancent le chiffre de 21. Les estimations suggèrent qu'entre 800 et 1.200 prisonniers politiques demeurent derrière les barreaux.
Le gouvernement présente ces libérations comme un geste pour favoriser une "coexistence pacifique". Toutefois, certains experts craignent que cela ne soit qu'une manœuvre tactique en réponse à la pression américaine. Le président américain Donald Trump a souligné que ces actions sont probablement liées à la collapsed surprise de Maduro et à l'augmentation de la coopération entre Washington et Caracas, espérant notamment profiter des vastes réserves de pétrole du pays.
Des proches de détenus, notamment à la prison de Rodeo I, se sont regroupés, campant jour et nuit en attendant des nouvelles sur la libération de leurs êtres chers. Angeles Tirado, dont la famille est emprisonnée, a affirmé : "Nous ne sommes pas venus en visite, nous sommes venus les chercher."
Des organisations de défense des droits humains ont également dénoncé le décès tragique d'un policier, Edison José Torres Fernandez, en détention. Cet événement souligne les risques accrus pour ceux emprisonnés sous le régime de Maduro, où, selon des rapports, 18 prisonniers politiques sont décédés en détention depuis 2014, ce qui suscite l'inquiétude quant aux conditions de détention.
Dans un contexte de négociations diplomatiques, la vice-présidente Delcy Rodriguez a été nommée cheffe de l'État par intérim, cherchant à rétablir les relations avec les États-Unis. Alors que Caracas tente de revendiquer son autonomie, Trump a récemment accusé Cuba de tirer parti de la situation, ajoutant que plus de pétrole ni d'argent ne seraient alloués à l'île communiste. Miguel Diaz-Canel, président cubain, a depuis réagi, affirmant que Cuba est une nation souveraine.
Alors que Maduro reste confiant depuis son centre de détention à New York, les tensions au sein du pays et entre les nations continuent de croître. La situation au Venezuela demeure délicate et empreinte d'incertitudes, tant pour les prisonniers que pour le futur politique du pays.







