Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a annoncé que les députés socialistes n'apporteront pas leur soutien aux motions de censure concernant l'accord de libre-échange avec le Mercosur, présentées par le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI). Ces motions doivent être examinées la semaine prochaine à l'Assemblée nationale sous l'égide du gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu.
Dans une déclaration faite le 11 janvier, Faure a reconnu les incohérences du gouvernement sur ce dossier, mais il a souligné l'absurdité de censurer un gouvernement qui vient d'indiquer son opposition aux accords. "Ce que l'on peut reprocher à Emmanuel Macron, c'est d'avoir beaucoup varié sur la question. (...) Mais à la fin, il dit non. Ce serait illogique de censurer le gouvernement à ce stade," a-t-il affirmé lors d'un entretien avec BFMTV.
Ce positionnement s'inscrit dans un cadre plus large où le PS tente de se démarquer à la fois des partis de droite et des mouvements d'extrême gauche. Selon certains analystes politiques, cette stratégie pourrait faire partie d'un plan du PS pour rebâtir son image en tant qu'alternative modérée.
Par ailleurs, en ce qui concerne le budget, Faure a évité d'appeler à l'utilisation de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, un outil controversé qui permet à un gouvernement de faire adopter un texte sans vote. "C'est un outil que j'ai moi-même demandé à abandonner. Cela revient à contourner le débat démocratique," a-t-il exprimé, en réponse à la proposition de certains responsables politiques, dont l'ancien président François Hollande, d'utiliser le 49.3 pour faire avancer le budget. Cette position traduit une volonté du PS de jouer la carte de la responsabilité face aux critiques croissantes autour de la gestion gouvernementale.
Les débats autour de ces motions de censure et de la gestion budgétaire en général s'annoncent intenses, alors que le paysage politique français continue d'évoluer à un rythme soutenu, marquant une période de bouleversements au sein de l'Assemblée. Les leaders politiques devront naviguer habilement dans ce contexte complexe, tout en gardant à l'esprit les attentes des électeurs.







