Des manifestations d'une ampleur inédite secouent actuellement l'Iran, mettant en lumière la colère populaire face à la crise économique. Les autorités parlent désormais d'un nombre alarmant de victimes, avec un bilan de près de 200 morts selon l'ONG Iran Human Rights. Initialement déclenché par des préoccupations économiques, le mouvement a gagné rapidement du terrain à Téhéran et dans d'autres grandes villes.
Les défilés massifs révèlent un profond mécontentement envers un régime qui semble de plus en plus isolé. Alors que la République islamique est confrontée à des défis internes majeurs, des figures politiques et des journalistes appellent à la solidarité internationale. Selon le journaliste français Armin Arefi, interviennent des éléments extérieurs, alimentant les tensions entre le gouvernement et la population. Ce dernier indique que des coupures d'Internet compliquent encore plus la situation, rendant difficile la circulation d'informations fiables.
Les autorités, quant à elles, dénoncent une instrumentalisation par des puissances étrangères, notamment les États-Unis et Israël, qui tenteraient de semer le trouble. Le président Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré : "Nous ne laisserons pas ce désordre s'installer dans notre société".
La population irano-iranienne semble ne pas se laisser intimider, comme l'indiquent des manifestations de soutien à la résistance à travers le monde. Des rassemblements ont eu lieu à Londres, où des manifestants ont brandi des pancartes, montrant leur solidarité avec le peuple iranien. Les experts estiment que cette mobilisation pourrait marquer un tournant dans l'histoire récente du pays.
La situation reste volatile, et le monde scrute de près les événements en cours. Des appels à la retenue ont été émis par des organisations internationales alors que la pression sur le régime de Téhéran continue de croître. Dans ce climat de crise, chaque jour pourrait s'avérer décisif pour l'avenir de l'Iran.







