Lors d'une annonce marquante, Emmanuel Macron a révélé le lancement de la construction d'un nouveau porte-avions, promettant un impact économique majeur. Le dernier rapport du Gican (Groupement des Industries de Construction et Activités Navales) indique que l'activité du secteur défense devrait augmenter de 13 % d'ici 2025, se redressant après un ralentissement en 2024.
“Cette croissance marque un rebond après le ralentissement observé en 2024”, s’est réjoui le Gican.
Le rapport souligne que la bonne santé de l'industrie navale repose en grande partie sur la continuité des grands programmes de défense, qui représentent 70 % du chiffre d'affaires du secteur. Ce sont essentiellement les projets menés par la Marine nationale, comme le programme du nouveau porte-avions, qui assurent cette dynamique. Le coût de la mise en service du futur porte-avions, intitulé "France Libre", est estimé à plus de 10 milliards de dollars, avec une livraison prévue pour 2038. Selon Emmanuel Macron, 800 entreprises, dont 80 % de PME, seront mobilisées sur ce projet.
Le Gican attire également l'attention sur l'impact des commandes publiques qui, au-delà des grands donneurs d'ordre, irriguent l'ensemble de la base industrielle et technologique de défense. Ce rapport précise que cette commande vise notamment à répondre aux besoins croissants de l'armée française. En février dernier, le général Fabien Mandon, chef d'état-major des armées, avait exprimé ses préoccupations sur le nombre insuffisant de bâtiments dans la Marine française, une situation qu'il considère comme un axe prioritaire d'amélioration.
“Il faut augmenter le nombre de frégates et de sous-marins. Nous devons nous préparer à des combats maritimes difficiles”, a-t-il affirmé.
Une activité à l'export en hausse
En outre, le carnet de commandes des entreprises de défense navale s'étoffe bien au-delà du projet "France Libre". En 2025, il devrait comprendre 48 navires, allant des frégates de défense aux sous-marins nucléaires de nouvelle génération. Le marché national reste essentiel, avec une augmentation prévue de 8 % en 2025.
En termes d'exportations, l'industrie navale française observe également un reflux de la conjoncture précédente, avec une hausse de 13 % attendue en 2025. Plus d'un tiers des activités du secteur sont ainsi destinées à des clients étrangers, ce qui est un facteur significatif de sa prospérité. Par exemple, la Suède a récemment choisi Naval Group pour la construction de quatre frégates, portant le montant du contrat à environ quatre milliards d'euros, avec des livraisons prévues dès 2030.
Ce regain d'activité s'avère donc crucial alors que l'industrie navale française s'emploie à se maintenir parmi les leaders mondiaux dans un marché compétitif. Les prévisions montrent que les commandes accumulées ces dernières années devraient soutenir une croissance continue du secteur dans les années à venir, renforçant ainsi la position de la France dans l'armement naval.







