Face aux longues files d'attente devant les stations-service, de nombreux automobilistes russes se précipitent pour convertir leurs voitures au GPL. D'après une récente déclaration d'Egor Popov, de l'entreprise Garant-Gas à Moscou, la demande pour la conversion a considérablement augmenté. "Notre liste d’attente s’étend jusqu’en septembre", a-t-il précisé.
Avant même que les prix de l'essence ne grimpent à des niveaux dépassant parfois ceux de l'Europe ou des États-Unis, le GPL était déjà réputé pour son coût abordable en Russie, positionnant le pays comme le leader mondial dans son utilisation automobile.

Au cours de l'année dernière, la consommation de GPL comme carburant automobile s'élevait à environ 3,5 millions de tonnes, représentant 54% de la consommation totale. Des experts du secteur, comme Sergei Medvedev de Medvedev GBO, attestent d'une hausse spectaculaire des demandes. "Nous avons reçu 276 appels en une journée, mais nous n’avons pu en traiter qu’une trentaine", révèle-t-il.
Des prix inférieurs à ceux de l'essence
Medvedev souligne également les bénéfices économiques du GPL : "Pas de files d’attente, avec des prix inférieurs de 50 à 66% par rapport à l'essence dans les stations service." Le raffinage du pétrole et le traitement du gaz naturel génèrent des émissions réduites, faisant du GPL une alternative écologique.
En réponse aux défis actuels liés aux pénuries de carburant, le président russe, Vladimir Poutine, a reconnu la gravité de la situation, tout en affirmant que des mesures sont mises en place pour y remédier. Selon lui, le gouvernement prend des dispositions pour stabiliser le marché énergétique.
Alors que les autres pays recherchent des solutions pour diversifier leur approvisionnement énergétique, la Russie semble désormais miser sur le GPL pour contrer les effets des sanctions et des invasions. La transition vers ce carburant pourrait également s'inscrire dans une démarche écologique qui séduit de plus en plus de conducteurs.







