Il est indéniable que les aliments ultratransformés occupent une place majeure dans notre quotidien. De la pizza surgelée aux céréales sucrées, ces produits à la fois pratiques, accessibles et irrésistibles, suscitent un engouement souvent contradictoire. Pourquoi cette addiction persistante malgré la conscience de leurs effets néfastes ? Un documentaire d'Arte jette un éclairage sur ce phénomène sociétal en se basant sur les analyses de plusieurs experts.
le point de félicité : la clé du plaisir gustatif
Depuis les années 1970, les industriels de l’agroalimentaire redoublent d’efforts pour rendre leurs produits encore plus séduisants. Le psychologue expérimental Oward Moskowitz a largement contribué à cette quête en identifiant ce qu'il appelle le point de félicité. Ce concept repose sur l'idée que l'ajout de sucre, de sel ou de matières grasses augmente le plaisir gustatif, jusqu'à un seuil optimal. Au-delà de ce point, la satisfaction diminuerait. Les entreprises portent alors une attention accrue à ces niveaux de satisfaction pour que chaque bouchée soit un réel plaisir, garantissant ainsi la fidélité des consommateurs.
le marketing à la manière des fabricants de tabac
En s'inspirant des techniques éprouvées des fabricants de tabac, les marques alimentaires transforment des aliments neutres en véritables produits de désir. Des emballages colorés, des arômes artificiels et des mascottes de dessins animés séduisent les plus jeunes mieux qu'un simple slogan. Les stratégies marketing évoluent : les boissons comme l'Hawaiian Punch, initialement destinées aux adultes, et retouchées pour captiver les enfants, illustrent parfaitement ce détournement astucieux. Ce modèle de promotion, adapté de l'industrie du tabac, a permis aux géants de l'agroalimentaire de toucher un public de jeunes consommateurs, garantissant leur addiction dès le départ.
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