Dans la soirée du 11 février, un viaduc de l'autoroute A1, important axe reliant Lisbonne à Porto, a partiellement cédé près de Coimbra, à la suite de la rupture d'une digue sur la rive du fleuve Mondego, sans faire de victime. Miguel Pinto Luz, ministre des Infrastructures, a confirmé ce drame.
La portion d’autoroute était déjà fermée suite à l'affaissement de la digue, survenu quelques heures avant l’effondrement du viaduc. "La précipitation et la force des eaux sont sans précédent", a commenté Miguel Pinto Luz, annonçant qu'il faudra probablement des semaines pour restaurer cette importante structure routière.
En réponse à cet incident, une quinzaine de camions d'enrochement ont été déployés pour réparer la brèche. Cet effondrement survient alors que le Portugal subit des intempéries potentiellement mortelles, qui ont laissé leur marque sur les infrastructures du pays.
Un déluge record
Mercredi soir également, un train a déraillé près d'Abrantes après avoir heurté des débris sur la voie, heureusement sans faire de blessés. Plusieurs lignes ferroviaires au Portugal ont été suspendues.
Le pays, déjà en état d’alerte après les dépressions Kristin et Leonardo, doit faire face à de nouvelles menaces d'inondations en raison de pluies continues. Comme l’a souligné Maria da Graça Carvalho, ministre de l'Environnement, "en seulement deux jours, les précipitations ont atteint 20% de la moyenne annuelle du Portugal".
Ces événements climatiques extrêmes illustrent la vulnérabilité croissante de la péninsule ibérique face au dérèglement climatique qui accentue les vagues de chaleur et les épisodes de précipitations intenses. La situation serait inquiétante, et le gouvernement, déjà sous le feu des critiques après la démission de la ministre de l'Intérieur, fera face à une session de questions au Parlement concernant sa gestion de cette crise.







