À Lusignac, près de Ribérac, Élizabeth Faure, 77 ans, devient l'héroïne d'une bande dessinée grâce à la dessinatrice Ambre Chatelain. Connue pour sa maison en A, qu'elle a bâtie elle-même pour un budget de 40 000 euros, cette ancienne architecte incarne un modèle de détermination et de défi des conventions.
« Dans ma rue, il y a sept maisons en A, et la mienne est la plus éclatante », s'amuse Élizabeth tout en évoquant le style unique de sa maison qui réinvente l'art de vivre à la périgourdine. Avec la complicité d'Ambre, qui a quitté l'univers cinématographique pour se consacrer à son projet, les deux femmes explorent à travers leur œuvre les thèmes de l'autoconstruction et de l'émancipation féminine.
Pour Ambre, Élizabeth est plus qu'une muse ; elle est « une super coach », capable d'insuffler confiance et humour. Ce livre n'est pas simplement un manuel de construction, mais un manifeste pour l'autonomisation des femmes. Le duo utilise l'autodérision pour critiquer les stéréotypes de genre et encourager les jeunes filles à croire en leur potentiel. Comme le souligne Élizabeth, « Je voulais montrer que les filles aussi peuvent être des bâtisseuses compétentes. »
Le récit aborde également la communauté qu'Élizabeth a contribué à créer avec d'autres autoconstructeurs, et le développement d'un réseau social dédié à ce mode de vie alternatif. Son projet a éveillé l'intérêt à travers la France et au-delà, inspirant un mouvement axé sur la créativité et la collaboration.
« C’est mon testament, je peux mourir tranquille. C’est très enrichissant de voir les jeunes femmes prendre la relève », déclare faussement désabusée Élizabeth. Son histoire, enrichie par l'art d'Ambre, se veut un héritage de libre pensée et de courage pour toutes celles qui souhaitent s'affranchir des normes. La bd, prévue pour le 2 avril prochain, s’annonce déjà comme une œuvre phare pour le féminisme et l’innovation architecturale.
Pour en apprendre davantage, rendez-vous sur la page dédiée à La Maison en A.







