Ce dimanche 29 mars, les catholiques de Damas ne participeront pas aux célébrations traditionnelles de la fête des Rameaux. Cette décision a été prise en solidarité avec la communauté chrétienne de Souqaylabiya, frappée par des violences récentes.
Raafat Abou al-Nasr, un responsable de l’Église catholique melkite, a déclaré : « Nous avons décidé collectivement, dans toutes les églises de Damas, de suspendre les célébrations. Ce n’est pas par peur, mais en soutien à nos frères de Souqaylabiya. » Ce message témoigne d’un lien profond entre les communautés face à l’adversité.
Les incidents violents qui ont secoué Souqaylabiya, l’une des villes chrétiennes clés de Syrie, surviennent après une attaque menée par des groupes armés d’horizons voisins. D'après l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ces agissements ont ravivé des craintes persistantes quant à la sécurité des minorités dans la région.
Des promesses non tenues face à la réalité des violences
Les attaques ciblant des communautés religieuses, notamment chrétiennes et alaouites, sont en augmentation, ayant déjà coûté la vie à des milliers de personnes depuis 2025. Rappelons qu’en juin dernier, un attentat suicide contre une église à Damas avait entraîné la mort de 25 personnes, révélant la fragilité de la situation actuelle. Ces événements interviennent en dépit des engagements pris par les nouvelles autorités islamistes, qui affirmaient vouloir assurer la protection des minorités religieuses dans le pays.
La décision de suspendre les célébrations de la fête des Rameaux symbolise ainsi non seulement un acte de solidarité, mais aussi un appel à la paix et à la compréhension entre les différentes communautés de Syrie. Les voix de certains leaders religieux et acteurs de la société civile plaident pour un dialogue accru entre les groupes, espérant ainsi atténuer les tensions persistantes.







