Un groupe de sept individus, dont un militaire et un ancien policier, a été identifié dans un trafic d’armes qui envisageait des actions violentes, notamment contre des mosquées. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a requis un procès devant le tribunal correctionnel pour six d’entre eux et une audience pour un mineur, entré dans le réseau alors qu'il était encore enfant.
Les enquêteurs ont révélé que le militaire s’était procuré des armes auprès du policier à la retraite, qui les distribuait par colis à des membres de l’ultradroite. Ces individus avaient échangé sur des projets sanglants via la messagerie cryptée Telegram, où ils envisageaient même d'organiser un stage de combat.
Cette affaire est le reflet d'une tendance inquiétante, selon le Pnat, qui indique que la menace de l'ultradroite devient de plus en plus préoccupante dans le climat sociétal actuel.
Une menace grandissante
La montée de l’ultradroite radicale et violente nécessite une attention particulière de la part des autorités. Dans ses récentes analyses, le Pnat souligne une augmentation continue des actes et des procédures judiciaires liés à cette idéologie.
Des incidents antérieurs en 2025 liés à cette mouvance, ainsi que des projets d'attentats, illustrent une réalité alarmante. Les enquêtes mettent en lumière comment ces groupes se mobilisent sur les réseaux sociaux et via des plateformes au dark web pour promouvoir leurs idées et établir des contacts.
Une enquête troublante
L'enquête a été amorcée après une intervention des gendarmes dont le but était de résoudre une altercation familiale près de Chambéry. Le jeune Hisham L. est soupçonné d'avoir cherché à acquérir des armes auprès de son complice, Émilien K., un militaire dont le domicile a révélé une collection d’armes, des munitions, et un drapeau représentant un symbole nazi.
Le Pnat a demandé que Hisham L. soit jugé pour son implication dans un réseau terroriste, qui incluait l’acquisition et la détention d’armes, ainsi que la fabrication d’engins explosifs.
Des ramifications inquiétantes
Les avocats des accusés n'ont pas souhaité faire de commentaires pour le moment. Le juge d’instruction doit maintenant décider de la suite à donner à cette affaire, qui soulève des questions quant à la portée de l’ultradroite en France.







