Le vendredi 23 janvier, le Refuge de la Gardiole a offert des repas chauds aux sans-abri sur le parking du centre Muhammad-Yunus. Cet événement hebdomadaire a permis à des jeunes participants de l'opération Sakado de remettre des sacs remplis de vêtements chauds, de produits d'hygiène et de loisirs à 35 personnes sans domicile.
Un temps de partage autour de leurs parcours
Des enfants de l’IME (Institut médico-éducatif) et du DITEP (institut thérapeutique éducatif et pédagogique) la Corniche de Sète ont également fait le déplacement. Ils ont préparé des petits gâteaux et des trousses d’hygiène lors d’ateliers manuels. Comme l’a précisé Katou, monitrice au pôle enfance de la Corniche : "Ces kits hygiène avec des lingettes lavables nous ont été demandés l’an dernier, mais cela prend beaucoup de temps pour tous les confectionner".
Le lycée Cestac La Gardiole de Gigean était également présent. Lucie Lyegre, responsable de la vie scolaire, et Alexia Candalo, professeure principale des CAP Agricole, ont accompagné des adolescentes de terminale et seconde SAPVER (service aux personnes et ventes en milieu rural) qui ont remis une dizaine de sacs à dos complets. "La professeure de cuisine de seconde bac pro, Bénédicte Brothier, a organisé un repas dont les bénéfices ont permis d’acheter neuf sacs à dos et leurs trousses de toilettes. Ensuite, chaque classe a rempli les sacs avec des produits alimentaires, d’hygiène et de loisirs. À Noël, le père André les a bénis au pied de l’autel".
Les jeunes ont aussi échangé avec des personnes sans-abri, comme Yohann, qui a fui un foyer difficile, ou Sandra et Jakob venus de République tchèque, ainsi que Katia, qui trouve de la joie à jouer de la flûte d'écolier découverte dans son sac.
Thierry Teulade, cofondateur de Sakado, a noté : "On ressent vraiment l'impact de la crise. D'habitude, nous sommes aidés par les collèges, mais cette année, c'est très limité. Nous allons à peine réussir à répondre aux besoins locaux, c’est une problématique nationale. Pour aider ces personnes, il est crucial d'investir dans des logements et des travailleurs sociaux, sinon les promesses demeurent vaines".
La lutte contre le sans-abrisme passe par des mesures permettant d'éviter que les jeunes se retrouvent à la rue et d'accompagner ceux qui y vivent déjà. Cela nécessite du temps pour réintégrer les normes de vie collective dans la société.







