Une nouvelle législation imposée par la Russie oblige les enfants ukrainiens se trouvant dans les territoires occupés à acquérir un passeport international russe afin de pouvoir voyager à l'étranger. Cette mesure, entrée en vigueur le 20 janvier, complique sérieusement les moyens d'évasion des familles, selon des experts interrogés par Kyiv Independent.
En effet, dès l’entrée en vigueur de cette loi, les enfants de moins de 14 ans doivent désormais présenter un passeport international russe pour quitter les territoires occupés, ce qui a été signalé par l'agence de presse russe TASS, à travers le service des migrations du ministère de l'Intérieur. La situation ne fait qu'ajouter aux difficultés déjà existantes.
Hongrie et Slovaquie envisagent des actions légales contre l'UE
Sur le plan diplomatique, la Hongrie et la Slovaquie s'apprêtent à attaquer l'Union européenne en justice en raison de son programme REPowerEU, qui vise à réduire progressivement les importations de pétrole et de gaz russes. Les ministres des Affaires étrangères des deux pays estiment que ce projet menace leurs intérêts nationaux, comme le rapporte également Kyiv Independent.
« La Hongrie initiera des poursuites devant la Cour de justice de l’UE dès que REPowerEU sera officiellement publié », a affirmé Peter Szijjarto, ministre hongrois des Affaires étrangères, sur son compte Twitter.
Des pourparlers constructifs selon le Kremlin
Du côté des négociations, les pourparlers entre les délégations russe, ukrainienne et américaine, tenus à Abou Dhabi, ont été décrits par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, comme se déroulant dans un « esprit constructif ». Néanmoins, il a précisé qu'il serait imprudent d'attendre des résultats significatifs dans l'immédiat, soulignant qu'un « travail substantiel » restait à réaliser pour finir le conflit.
Ces discussions, qui se sont tenues vendredi et samedi, constituent les premières négociations directes engagées dans le cadre d'un plan américain pour régler le conflit armé. Les principales divergences qui subsistent touchent essentiellement à des questions de territoire.
Reprise des pourparlers dimanche 1er février
Les prochaines discussions devraient reprendre le dimanche 1er février, comme l’a confirmé Volodymyr Zelensky lors de son allocution quotidienne. Il a noté que l'Ukraine serait prête à aborder tous les points nécessaires et à établir un éventuel accord.
Ces nouvelles négociations interviennent à un moment critique, alors que des centaines de milliers d'Ukrainiens sont affectés par des bombardements russes intensifiés sur les infrastructures énergétiques. La capitale, Kiev, a subi de plein fouet ces attaques, avec l'armée de l'air ukrainienne signalant le lancement de 138 drones durant la nuit précédente.
En outre, Zelensky a exprimé l'espoir que la prochaine série de pourparlers ne soit pas utilisée par Moscou de manière cynique, en retardant des sanctions supplémentaires qui pourraient être bénéfiques pour l'Ukraine.







