L'assassinat tragique de Nelly Ferron, survenu dans la nuit du 2 au 3 mars 2023, a été reconnu comme prémédité par la cour d'assises de la Sarthe, lors d'un procès qui s'est tenu au Mans. Après trois jours d'audience, le verdict est tombé : son ex-compagnon, surveillant pénitentiaire de 54 ans, a été condamné à 28 ans de réclusion criminelle, sans possibilité de faire appel. Le ministère public avait, quant à lui, requis la peine de perpétuité.
“Ça n'a aucun sens pour moi, cela ne fera pas revenir Nelly,” a déclaré Francis Ferron, le père de la victime, profondément affecté par cette tragédie. “Il aurait eu vingt ans, trente ans… Pour moi, les années ne comptent pas.”
Ce jugement, bien qu'il ne puisse guérir la douleur de la perte, a le mérite de clore “ce chapitre”, comme l’a précisé Me Olivier Godard, avocat des parties civiles. “Nelly a retrouvé un temps de vie dans cette audience, on a reconnu sa personnalité, son caractère, particulièrement positif pour l'ensemble de la famille. Ils avaient besoin de faire un deuil et aujourd'hui je crois qu'ils sont plus en mesure de pouvoir le faire,” a-t-il ajouté.
Pourtant, la douleur reste vive et les proches de Nelly, à l'exception de son père, ont préféré ne pas commenter l'issue du procès. L'un des enjeux essentiels de ce procès était la reconnaissance de la préméditation, un point sur lequel les jurés ont tranché en faveur des parties civiles. “Un point important pour mes clients,” a ajouté Me Godard.
De son côté, l'avocat de la défense, Me Proust, avait plaidoirie une absence de préméditation, insistant sur l'espoir de voir son client retrouver un jour la liberté, malgré la lourde peine de 28 ans infligée. “L'important, c'est que mon client puisse un jour retrouver la liberté,” a-t-il déclaré.







