Lors d'une récente intervention devant le Parlement européen, le secrétaire général de l'OTAN, le néerlandais Mark Rutte, a soulevé une question cruciale : Comment l'Europe peut-elle envisager de se défendre sans l'appui des États-Unis ? Les 32 pays de l'OTAN se sont engagés à consacrer au moins 5 % de leur PIB d'ici 2035 à la sécurité, incluant 3,5 % spécifiquement pour des dépenses militaires...
Rutte a clairement averti que toute aspiration à l'autonomie de défense sans le soutien américain était illusoire. « Si quelqu'un pense pouvoir se défendre sans les États-Unis, qu'il continue de rêver », a-t-il déclaré, exprimant des préoccupations quant à la nécessité d'une coopération renforcée pour assurer la sécurité collective.
Donald Trump, lorsqu'il était président, avait déjà mis en avant le besoin pour les Européens de prendre plus en main leur sécurité. Cette approche a suscité une réflexion sur la capacité de l'Europe à développer une défense indépendante face aux défis modernes. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi à ces déclarations, affirmant que les Européens doivent effectivement prendre en charge leur propre sécurité, une position qui est d'ailleurs partagée par plusieurs experts en relations internationales.
« Le pilier européen de l'OTAN doit se renforcer », a-t-il mentionné sur X, se positionnant pour une autonomie stratégique accrue. La France est l'une des nations les plus virulentes pour défendre cette vision, bien que certains pays européens, particulièrement ceux aux frontières russes, expriment des réticences, étant donné leur dépendance à l'armement américain.
Les États-Unis, de leur côté, ont également mis en lumière le coût et les sacrifices faits par les pays alliés dans des missions comme celle d'Afghanistan, soulignant la nécessité d'une solidarité transatlantique. Rutte a évoqué ces sacrifices pour insister sur l'importance de l'engagement militaire partagé au sein de l'OTAN.
Avec des dépenses de défense toujours discutées, l'Europe est à un carrefour. Suivra-t-elle la voie de l'autonomie ou continuera-t-elle à compter sur les États-Unis pour sa sécurité ? Les prochaines années seront déterminantes pour le façonnement de cette dynamique complexe.







