Lors de la séance de conseil municipal de lundi à Niort, qui a marqué la dernière réunion avant les élections de 2026, les élus majoritaires ont présenté un bilan de leur mandat, en se félicitant de plusieurs réalisations. Le budget pour 2026 a été voté à l'unanimité, soulignant les réussites telles que l'embellissement de la ville, l'augmentation des espaces verts, la gratuité des transports en commun et le maintien des fonds destinés au CCAS et à la culture.
Le maire sortant et candidat à sa réélection, Jérôme Baloge, a insisté sur le fait que durant son mandat, les impôts locaux n'avaient pas été augmentés, malgré la suppression de la taxe d'habitation et la réduction des dotations de l'État. Cette gestion rigoureuse a été saluée par plusieurs membres de la majorité.
Cependant, l'opposition n'a pas manqué de critiquer les choix sécuritaires de la municipalité. François Gibert a dénoncé le renforcement de la police municipale et le déploiement de caméras de surveillance, affirmant que ces mesures reflètent une approche répressive plutôt que préventive. "Vous préférez la répression à la prévention spécialisée contre la délinquance", a-t-il signalé.
En réponse, Christelle Chassagne, adjointe à la culture, a réagi avec énergie, déclarant que l'opposition "vit dans un monde parallèle, le monde des bisounours". Pour sa part, le maire a défendu la nécessité d'une présence armée, déclarant : "Je préfère voir une arme dans la main d'un policier plutôt qu'un bandit". Philippe Terrassin, adjoint à la politique de la Ville, a également mis en avant les efforts de la commune dans les quartiers en difficulté.
Les discussions ouvertes lors de ce dernier conseil ont mis en lumière les divergences croissantes entre les visions des deux camps, alors que la campagne électorale pour les municipales de 2026 démarre sur les chapeaux de roues, stimulant les débats autour de l'avenir de Niort.







