En plein cadre d'une "opération de maintenance de routine", le USS Abraham Lincoln est désormais ancré dans le Golfe persique, à proximité immédiate des côtes iraniennes. Ce déploiement fait suite aux annonces récentes de Donald Trump concernant l'envoi d'une "armada" navale vers Téhéran. Selon le Central Command américain, "le groupe aéronaval Abraham Lincoln est actuellement déployé au Moyen-Orient pour promouvoir la sécurité et la stabilité régionale".
Ce déploiement survient sur fond de contestations massives en Iran qui ont récemment été écrasées par le régime. Un mouvement sociopolitique marqué par des répercussions internes significatives. Les manifestations quotidiennes face à la répression ont suscité des préoccupations internationales, notamment rapportées par BFM TV, qui a mentionné un bilan tragique de près de 6 000 victimes.
Une force de frappe majeure
Le USS Lincoln, navire à propulsion nucléaire, est escorté par une flotte imposante comprenant les destroyers USS Frank E. Petersen Jr., USS Spruance et USS Michael Murphy, tous équipés de missiles Tomahawk avec une portée de 1 600 kilomètres. De plus, le porte-avions est également chargé de chasseurs F/A-18E/F Super Hornet, optimisés pour des missions de bombardement.
"Je préférerais que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près", a déclaré Donald Trump le 23 janvier.
L'Iran met en garde les États-Unis
En réponse à cette intensification militaire, Téhéran, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï, a réaffirmé sa position : "L'arrivée d'un tel navire de guerre ne va pas affecter notre détermination. La République islamique d'Iran a confiance en ses capacités". Dans les rues de Téhéran, des écrits anti-américains fixent le USS Lincoln pour évoquer des frappes aériennes potentielles, le message : "Qui sème le vent récolte la tempête" étant un motif récurrent.

Le commandant de la marine iranienne, Shahram Irani, a ajouté que "la puissance navale de l'Iran n'est pas seulement défensive, mais contribue à la stabilité régionale". Au Liban, le Hezbollah a également exprimé son soutien à l'Iran, son leader Naïm Qassem précisant qu'une éventuelle guerre contre l'Iran pourrait embraser l'ensemble de la région.
Dans le contexte actuel, les autorités iraniennes poursuivent une répression sévère, notamment avec une restriction d'accès à Internet. La situation soulève des inquiétudes tant sur le plan humanitaire qu'en matière de sécurité régionale.







