L'Orion 26, un exercice militaire de grande envergure orchestré par la France, rassemblera 24 nations pendant environ deux mois. Ce « grand entraînement » mobilisera l'ensemble des forces armées françaises, un effort sans précédent pour renforcer la coopération internationale en matière de défense.
Comme l'a révélé le ministère des Armées, le lancement de l'exercice a été marqué par le début de la phase de « planification opérationnelle » le 22 janvier. Les manœuvres sur le terrain démarreront au début de février, avec le déploiement de 10 000 militaires sur une durée de 21 jours, suivies de plusieurs phases jusqu'au 30 avril.
D'après le vice-amiral Xavier Royer de Vérincourt, commandant du centre expert du commandement interarmées, « Orion 26 sera d'une ampleur sans précédent, mobilisant tous les équipements majeurs, notamment le Groupe aéronaval dans l'Atlantique ». En tout, trois brigades, près de 25 grandes unités navales, 140 aéronefs et 1 200 drones seront impliqués. Au cœur des opérations, jusqu'à 12 500 soldats pourraient être déployés simultanément, touchant près de 15 départements, y compris la Guyane.
Ce gigantesque exercice s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes à travers le monde. Orion 26 vise à tester la capacité de la France à intervenir rapidement sur des théâtres d'opérations, à diriger une coalition internationale et à s’intégrer efficacement dans un dispositif de l’OTAN. Ce besoin est d'autant plus pressant face à « l'augmentation de la conflictualité et la persistance du risque de confrontation aux frontières de l'Europe », comme l’a souligné le vice-amiral Royer.
En s'associant avec des pays tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, et l'Allemagne, la France démontre son engagement envers la sécurité collective en Europe, une nécessité dans le climat géopolitique actuel. Des experts de la défense observent avec attention cet exercice, soulignant son rôle crucial dans la préparation de l'armée française pour les défis futurs.







